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mercredi 13 décembre 2017

Affronter ou apprivoiser la maladie

Marine Barnérias : son voyage pour apprivoiser sa maladie.
Atteinte d’une sclérose en plaques, Marine Barnérias est partie seule, huit mois, au bout du monde, pour apprendre à se connaître et trouver un sens à sa vie. Elle fait le récit de ce voyage intérieur dans un livre de témoignage intitulé Seper Hero (éd. Flammarion).


Entre janvier et août 2016, Marine Barnérias a parcouru 11 300 km à travers la Nouvelle-Zélande, la Birmanie et la Mongolie.
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Entre janvier et août 2016, Marine Barnérias a parcouru 11 300 km à travers la Nouvelle-Zélande, la Birmanie et la Mongolie. / Astrid di Crollalanza/Flammarion

Un immense sourire illuminant des yeux bleu-vert, auréolés d’une cascade de cheveux blonds, Marine Barnérias, 23 ans, respire la joie de vivre et la simplicité. D’emblée, elle demande à son interlocuteur de la tutoyer. Cette jeune femme menue, qui semble à peine sortie de l’enfance, a crapahuté seule à travers trois pays, la Nouvelle-Zélande, la Birmanie et la Mongolie. Elle a parcouru 11 300 km en huit mois, un sac de 23 kg sur le dos. Mais le plus lourd à porter, c’était sa maladie, une sclérose en plaques (SEP), diagnostiquée quelques mois plus tôt.
Au fil du périple, de ses rencontres, Marine a appris à mieux se connaître, à se délester du superflu, à apprivoiser sa maladie. Elle en témoigne dans un livre (1) sous-titré Le voyage interdit qui a donné du sens à ma vie.
Interdit ? Mais que pouvait-on interdire à cette dynamique étudiante en école de commerce, véritable « boule d’énergie », selon ses amis. De vivre, tout simplement. En avril 2015, son existence a basculé. À la suite d’une perte passagère de la vision, Marine apprend qu’elle est atteinte d’une sclérose en plaques, une pathologie évolutive que l’on ne sait pas guérir. L’annonce est violente. Elle s’imagine aussitôt clouée dans une chaise roulante. Perd sa vitalité, ne se reconnaît plus.
Un voyage intérieur









« Quand un aléa survient, on a tendance à s’interdire psychologiquement d’être heureux, d’aimer, d’être soi-même », confie la jeune femme qui se sent alors comme « infantilisée » par son entourage. Soumise à un « tsunami d’informations », au cours de ce qu’elle appelle son « marathon neurologique », elle se voit proposer par différents médecins des traitements variés. Elle refuse de choisir. « J’étais encore dans le déni de la maladie, j’avais la haine et je ne voulais pas m’arrêter de vivre », raconte-t-elle.
Une seconde perte de vision, signe d’une poussée de la maladie, contribue à lui ouvrir les yeux. Un déclic ou, plutôt, dit-elle, « un électrochoc ». Avant d’envisager tout traitement médical, Marine veut comprendre le sens de ce qui lui arrive. Persuadée que la solution se trouve en elle, la jeune femme sent le besoin de se reconnecter à elle-même, en réalisant son rêve de toujours : partir à l’aventure.
Une sorte de « voyage intérieur » en trois étapes. La Nouvelle-Zélande, en prise directe avec la nature, pour éprouver son corps, apprendre à gérer son stress. La Birmanie, dans un monastère bouddhiste, pour écouter et nourrir son esprit. Et enfin, relier les deux dimensions de son être, découvrir son âme, dans les steppes de Mongolie, à la rencontre des Tsaatan, un peuple turc éleveurs de rennes.
Pour financer le voyage, une cagnotte est envoyée à ses proches. Très vite, le projet est relayé sur les réseaux sociaux. Soutenue, encouragée par des milliers d’internautes, elle ne peut plus reculer. Ses parents, d’abord terrorisés par la folle entreprise de leur fille, acceptent de lâcher prise.

Cultiver sa « rose »

De janvier à août 2016, l’aventurière marche, grimpe, transpire, affronte ses peurs, surmonte les difficultés. Nourrie par les somptueux paysages et les rencontres humaines qui jalonnent sa route, elle découvre ses propres ressources, apprend à faire confiance à la vie.
« Le hasard n’existe pas. À chaque moment de faiblesse, il y a eu quelqu’un sur mon chemin pour m’aider et me donner la force de continuer », s’émerveille-t-elle. En avançant à l’écoute de ses sensations, Marine Barnérias s’enracine, apprend à cohabiter avec cet « intrus », cette sclérose qu’elle rebaptise « Rose », comme la fleur, à la fois jolie et épineuse. « Si tu n’y prêtes pas attention, elle te blesse, mais si tu la prends délicatement, tu récoltes les pétales. » En huit mois, aucune « piqûre » : la trousse d’urgence reste au fond du sac.
Depuis son retour, Marine accepte sa maladie qui a donné, dit-elle, un sens à sa vie. Tout en se disant « ouverte au traitement », elle continue à cultiver sa « rose », et entend bien faire fructifier son expérience auprès du plus grand nombre, notamment les personnes atteintes de la même maladie.
Parmi ses objectifs figure la réalisation d’un documentaire sur le changement de vie. Pour transmettre un message aussi simple et joyeux qu’elle : « Soyez à l’écoute de vous-même, ayez confiance, transformez vos peurs en moteur, créez des projets, vivez vos passions. Tout est possible ! »

Son inspiration : « Mon cœur, ma boussole »

« Avant j’étais loin de moi-même, centrée sur mon nombril. Quand on se met à l’écoute de soi, de son corps, de son cœur, on devient plus réceptif. Les belles rencontres arrivent naturellement. La vie est bien faite. Il n’y a pas de hasard. Se recentrer sur soi-même, répondre à ses propres envies, permet de mieux s’orienter, mieux s’ouvrir aux autres. Je puise mon inspiration dans les rencontres que m’offre la vie. Elles m’ont ouvert les yeux et m’aident à poursuivre mon chemin. Et moi, je continue  d’écouter la petite voix de mon cœur. »

France Lebreton le 25/10/2017 dans La Croix

https://www.facebook.com/Seper-Hero-1129370247082064/



dimanche 10 décembre 2017

jeudi 7 décembre 2017

Jean d'Ormesson


“Il y a des jours, des mois, des années interminables où il ne se passe presque rien. Il y a des minutes et des secondes qui contiennent tout un monde.”
“Tout le bonheur du monde est dans l’inattendu.”
 “Toute mort est un mystère parce que toute vie est un mystère.”

Jean d'Ormesson 

mardi 5 décembre 2017

samedi 2 décembre 2017

lundi 20 novembre 2017

Les 5 plus grands regrets des personnes en fin de vie

Aux derniers jours d’une vie, l’heure est toujours aux souvenirs, à la nostalgie… et aux regrets… Ces regrets, Bronnie Ware, infirmière en soins palliatifs, a passé des années à les recueillir pour, finalement, les compiler dans un livre infiniment instructif et précieux : Les 5 plus grands regrets des personnes en fin de vie. 
Cet ouvrage est riche en enseignements. Pourquoi ? Parce que, en nous transmettant l’expérience des anciens, il nous dit aujourd’hui ce que nous pourrions regretter demain si nous ne changeons rien… Le voici résumé en cinq points :



1- J’aurais préféré vivre ma vie, pas celle des autres.

Tout au long de sa vie, il est tentant de respecter les règles édictées par d’autres, par la société et par les conventions sociales. Ça va de l’habillement au parcours professionnel en passant par le modèle familial et les loisirs. Il est souvent plus facile et plus confortable de se fondre dans le moule que de laisser cours à ses propres aspirations. Mais c’est un tort, comme le souligne Bronnie Ware :
« C’était le regret le plus communQuand les gens réalisent que leur vie touche à sa fin et qu’ils jettent un regard clair sur leur existence, il est aisé de constater combien de projets n’ont pas été réalisés. La plupart des gens n’ont pas réalisé la moitié de leurs rêves et doivent mourir en ayant conscience que cela est dû aux choix qu’ils ont faits, où qu’ils n’ont pas faits. »

2- J’aurais dû travailler moins.

Ce regret aurait davantage été exprimé par les hommes que par les femmes. Sans doute parce que, à l’époque des personnes concernées, les femmes au travail étaient moins nombreuses . Mais, aujourd’hui, cela concerne sans doute plus volontiers les hommes ET les femmes. Bronnie Ware :
« C’est un regret qui revient chez tous les patients masculins que j’ai eu à soigner. Ils n’ont pas vu leurs enfants grandir, et n'ont pas prêté assez d'attention à leur compagne. »
 N’attendons donc pas qu’il soit trop tard pour, si possible, passer moins de temps au travail et plus de temps en famille.

3- J’aurais dû assumer mes sentiments.

Nier ses sentiments permet, sur le moment, d’éviter quelques soucis. Mais, à long terme, ce n’est pas toujours une solution gagnante…
« Beaucoup de gens taisent leurs sentiments afin d’éviter le conflit avec les autres. En résulte qu’ils s’installent dans une existence médiocre et ne deviennent jamais ce qu’ils auraient pu être. A cause de cela, beaucoup d’entre eux développent des maladies liées à leur amertume et leurs ressentiments. »

4- J’aurais dû rester proche de mes amis.

« Souvent, les patients ne réalisent pas tout ce que peuvent leur apporter leurs vieux amis jusqu’aux dernières semaines de leur existence. Quand ils s’en rendent compte, il est souvent trop tard pour retrouver leur trace. Souvent, certains sont tellement pris par leur propre existence qu’ils ont laissé filer de précieux amis au fil des années. Beaucoup regrettent de ne pas avoir donné à leurs amis le temps qu’ils méritaient. »
L’amitié est un trésor qui, pour garder toute sa valeur, doit être cultivée tout au long de la vie et jusqu’aux derniers jours.

5- J’aurais dû m’accorder le droit au bonheur.

Sur le moment, le confort des habitudes peut donner le sentiment d’être heureux. Mais, avec le recul, ce sentiment apparaît en fait comme une illusion. D’où l’importance de sortir des sentiers battus et de se demander, chaque jour, ce qu’on a vraiment envie de faire.
« C’est un regret étrangement récurrent. Beaucoup ne se sont pas rendus compte durant leur vie que la joie est un choix. Ils sont restés rivés à leur comportement habituel et leurs habitudes. Ce que l’on appelle « le confort » de la familiarité a éteint leurs émotions et leur vie physique. La peur du changement leur a fait prétendre qu’ils étaient heureux ainsi, alors que, au fond, ils rêveraient de pouvoir encore rire ou faire des bêtises dans leurs vies. »
Finalement, tous ces regrets, qui sont autant de conseils donnés à ceux pour qui il n’est pas trop tard, pourraient se résumer en une seule et grande recommandation : 
Restons maîtres de notre vie, de nos choix et de nos sentiments !
vu sur le site : https://positivr.fr/

dimanche 19 novembre 2017

Incendie à Monte Sahaja


Un incendie s'est déclaré à Monte Sahaja, l'ashram de Mooji, hier après midi. On pense qu'il a démarré dans l'atelier de fabrication des structures et du mobilier. Les personnes ont été évacuées, il n'y a aucune victime. Les pompiers des villages voisins ont pu maîtriser le feu, aidé d'un hélicoptère.
Vous pouvez en savoir un peu plus sur le site : mooji.org/news/
Il y a aussi une video.
Mooii dit que c'est une grâce que cela n'ait pas été plus grave, et remercie tous ceux qui se sentent en union avec eux et envoient leurs prières.